Le marché des jeux de Californie accueille Playtech

Playtech a déjà mis un pied dans la porte de l’industrie américaine du poker en ligne, par une co-entreprise réalisée sur le marché du poker en ligne californien. La co-entreprise porte le nom de Sciplay et fournira des logiciels et autres technologies connexes et de marketing à  l’Association du Poker en Ligne de Californie (California Association of Online Poker – COPA). Le premier site de jeu libre sera lancé avant la fin de cette année.

Selon la COPA, plus de 2 millions de Californiens jouent au poker en ligne illégalement chaque semaine, sur les sites des opérateurs étrangers. Après cinq mois de brainstorming, l’accord conclu avec Sciplay a créé une plateforme de poker en ligne qui permet aux Californiens de participer légalement aux jeux de poker intra-étatiques. Apparemment, les actes d’accusation contre Poker Stars, Full Tilt et ainsi de suite, ont rendu le moment parfait pour que cette nouvelle plate-forme soit lancée.

Maintenant que ces soi-disant illégales marques de poker, avec leurs massives liquidités, ne constituent plus de sources pour les joueurs, il y a une demande urgente de poker en ligne légal sur le marché américain. L’énorme marché californien signifie que la COPA est prête à prendre le relais des grandes marques bannies. Mais on doit attendre encore que la législation en faveur du poker en ligne soit votée dans cet Etat. Les analystes estiment qu’à partir de maintenant, la législation se propagera d’un État à autre à un rythme très rapide.

L’Association Californienne de poker en ligne représente 31 salles de jeu sous licence et vingt-neuf gouvernements tribaux. Ces groupes contrôlent 65% de toutes les tables de poker autorisées en Californie.

Les cadeaux offerts aux clients contribuent au bien-être des casinos

Après les récentes baisses de revenus dans de nombreux casinos de Las Vegas, le portail de jeux en ligne GamblingCity.net a effectué une analyse, évaluant le lien entre les bonus et les autres stimulants offerts par les casinos, et le succès de ceux-ci. Les analystes financiers du site ont conclu que les casinos en ligne, tout comme les casinos terrestres, ont à souffrir lorsqu’ils réduisent les budgets pour les primes accordées aux clients.

Cette première conclusion – « plus grands les budgets, plus grandes les recettes » – n’était pas inattendue. Ce qui est intéressant, c’est que la même chose est valable pour les casinos en ligne et pour les casinos en brique et mortier.

Les conclusions de l’étude Gambling City se sont basées sur la corrélation entre la valeur et la fréquence des cadeaux et le succès relatif des casinos qui les offrent.

Pour les casinos live, les fonds mis de côté par les départements de marketing pour des dépenses avec les comps ont été les indicateurs pris en compte. Pour les sites de jeux en ligne, les indicateurs ont été les promotions mensuelles et leur valeur monétaire totale.

Chacun de ces repères a été comparé à la valeur des actions des respectifs casinos et au nombre de visiteurs. Le rédacteur financier de Gambling City, Jason Ferguson, a ensuite comparé les résultats des casinos terrestres à ceux des casinos en ligne.

Ce qu’il a trouvé n’est pas surprenant. La taille des budgets pour des primes comme des séjours gratuits à l’hôtel ou des billets aux concerts affecte directement le nombre annuel de visiteurs et le total des recettes.

L’étude Gambling City a comparé deux mesures prises ou envisagées récemment par deux casinos différents (l’un terrestre – Las Vegas Sands, l’autre virtuel – Party Gaming). Alors que Las Vegas Sands a réduit le budget consacré aux stimulants comme les primes, les bonus et autres comps, Party Gaming a connu le succès en lançant une nouvelle machine à sous en ligne « Fire Drake », qui a récemment atteint 1 milliard de dollars en paris. L’intérêt des joueurs pour ce jeu a augmenté de façon spectaculaire peu après que le site a annoncé une promotion ingénieuse. Celle-ci comprenait un prix substantiel pour le joueur dont le pari aurait mené le total des mises sur le jeu à 1 milliard $. Ceux qui ont fait des paris au cours de ce jour-là ont été récompensés avec 25 $, argent pour des paris gratuits. D’autre part, en privant ses clients des stimulants, Las Vegas Sands a enregistré une baisse de 47% sur le chiffre d’affaires du premier trimestre.

Bodog.com devient Bodog.eu

Le portail de jeu en ligne Bodog.com a annoncé qu’il déménagerait ses services à un nouveau domaine, qui portera le nom Bodog.eu. Le nom de domaine Bodog.com ne sera plus utilisé jusqu’à ce que la conversion ne soit terminée.

La raison invoquée par la direction Bodog est que ce changement est une partie d’un programme d’expansion internationale qui a été lancé en décembre 2010. En fait, un autre franchisé de la marque Bodog mène actuellement des activités en Europe, mais Bodog.com a assuré que le futur domaine ne ferait pas obstacle, ni ne porterait atteinte aux autres domaines de la marque.

Alwyn Morris, chef de la direction de Morris Mohawk, le groupe qui détient Bodog, a commenté: « L’expérience de l’histoire nous dit de ne pas nous arrêter et nous sentons que ce domaine plus global sera plus connecté aux nouveaux marchés où nous envisageons d’entrer. »

Morris a expliqué que même si l’accord pour la nouvelle extension du domaine avait été signé l’année dernière, Bodog.com était prêt seulement maintenant à faire le changement. Bodog.eu s’adressera aussi partiellement aux marchés des jeux en ligne d’Asie auxquels le franchisé Bodog88.com n’est pas intéressé. Il convoite également les opportunités qui s’entrevoient en Amérique latine.

Le moment du changement entrepris par Bodog a coïncidé avec le « Black Friday » et le « Blue Monday » – les jours noirs du poker en ligne aux Etats-Unis (15 avril et 23 mai 2011). Le 15 avril, trois grands domaines de poker en ligne ont été saisis par les procureurs fédéraux des Etats-Unis, et le 23 mai, dix autres domaines de jeu en ligne, y compris des casinos en ligne, ont été ajoutés sur la liste noire. Dans le cas de Bodog, on a spéculé que la véritable raison du changement de domaine était l’intention de s’échapper aux autorités fédérales américaines.

Les sites web qui sont hébergés en dehors des États-Unis, mais ont les extensions .com, .net ou .org, sont encore vulnérables à l’application des lois aux États-Unis. Cela est possible parce que ces extensions de domaine sont gérées par des organisations situées en Amérique. VeriSign gère les extensions .com et .net, tandis que l’extension .org est gérée par Afilias. Dans un proche avenir, on estime que de plus en plus de casinos en ligne renonceront aux noms de domaine en .com. Doyles Room, la salle de poker qui porte le nom du légendaire joueur, a déjà déménagé à Antigua et utilise maintenant l’extension .ag.

La loi française des jeux sous la loupe des critiques

Le système de réglementation des jeux en ligne récemment introduit en France subit chaque jour les durs commentaires des critiques. Les opérateurs de jeux ont eux-mêmes exprimé leur opinion se plaignant que les taxes sont trop lourdes et que ce système restreint la libre entreprise.

Les membres du Parlement ont présenté dans le cadre du Comité des Finances, un rapport de 175 pages – le premier d’une série d’examens – soulignant les révisions et les recommandations pour rendre le système meilleur, à la grande joie collective des opérateurs.

Parmi les recommandations proposées, il y a une plus grande mobilité dans le domaine du poker. Cette mesure concerne les tournois de poker en ligne qui seront ouverts aux joueurs ayant des comptes sur des sites autorisés dans d’autres Etats UE où l’ARJEL a conclu des ententes (L’ARJEL est l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne en France).

Pour créer un marché plus intéressant et varié, on recommande l’introduction d’une plus grande variété dans la gamme de jeux mis à la disposition des joueurs français. Les opérateurs qui offrent des paris sur les courses de chevaux pourrait également proposer les « mises multiples » pour élargir l’aire des paris.

Jean-François Lamour, député UMP et l’un des auteurs du rapport, a recommandé que la taxe sur le chiffre d’affaires soit remplacée par un impôt de 20% sur les bénéfices bruts. C’est une chose à l’égard de laquelle les opérateurs ont été vocalement critiques dès le lancement du premier projet de loi des jeux.

Ce rapport est seulement le premier d’une série, les amendements finals allant être présentés au Comité des finances un peu avant la fin de l’année. Il n’y a aucune garantie que les recommandations seront adoptées, mais le rapport donne un peu d’espoir aux opérateurs qui travaillent à présent en France.

WSOP 2011: les nouveautés du programme

La plus grande série de tournois de poker de l’année commence le mardi 31 mai, lorsqu’on marquera la 42ème édition des WSOP au Casino Rio de Las Vegas, Nevada. La série se déroulera du 31 mai au 19 juillet, intervalle dans lequel les meilleurs joueurs remporteront 58 bracelets en or. A Rio, tout est resté inchangé par rapport à l’année précédente, pour la première fois depuis que l’événement a commencé son séjour dans le casino en 2005.

Toutes les actions culmineront avec l’Evénement Principal – un événement No-Limit Hold’em à 10,000$ de buy-in, qui commencera le 7 juillet. L’été du poker en style WSOP arrivera à son terme le 19 juillet, le jour où la compétition établira les neuf participants à la table finale. Celle-ci aura lieu quelques mois plus tard, entre le 5 et le 7 novembre 2011.

Le premier événement de renom de l’été sera le championnat de no-limit Hold’em à 25.000 $, joué en heads-up. Un autre événement important dans la série sera le Championnat des Joueurs de Poker, un événement à 50 000 $, qui se déroulera du 2 au 6 juillet. Ce championnat se déroulera dans un format de huit matchs mixtes incluant: limit hold’em, Omaha eight-or-better, Razz à sept cartes, stud à sept cartes, stud à sept cartes eight-or-better, no-limit Hold’em , pot-limit Omaha, deuce-to-Seven Triple Draw Lowball.

Un événement qui éveillera l’intérêt des fans de poker cet été sera la série télévisée « WSOP Grudge Matches ». Les parties de poker télédiffusées seront choisies parmi les heads-up classiques du Main Event WSOP. Les trois matchs seront filmés le 2 juin et diffusés sur ESPN le 26 juillet:

- Chris Moneymaker vs Sam Farha (Main Event des WSOP 2003)
- Phil Hellmuth vs Johnny Chan (Main Event des WSOP 1989)
- Johnny Chan vs Erik Seidel (Main Event des WSOP 1988)

Outre l’Evénement Principal, parmi les autres tournois marquants dans le calendrier des WSOP, il y a les championnats de pot-limit hold’em, Omaha eight-or-better, no-limit deuce-to-seven draw lowball, seven-card stud, limit hold’em, seven-card stud eight-or-better, le tournoi H.O.R.S.E., pot-limit Omaha, et no-limit hold’em à six mains.

Les événements à bracelet auront des piles de départ triples et des structures de blind similaires à l’an dernier. Une nouveauté pour l’année 2011 sera représentée par les arrêts introduits pour tous les jours du tournoi qui limitent le jeu à un maximum de 10 niveaux. Les tournois qui ont été ajoutés au programme de cette année sont un événement mixte à 10 jeux à un buy-in de 2500 $, qui se jouera sur six mains et un événement de pot-limit Omaha à 5,000 $, également sur six mains.

Une autre nouveauté est que l’ESPN doublera sa couverture télévisée de l’événement. Pendant six jours consécutifs, du 14 au 19 juillet, ESPN offrira un accès sans précédent à l’Evénement Principal WSOP 2011, y compris les cartes fermées, avec un retard de 30 minutes. Il y aura plus de 34 heures supplémentaires de télédiffusion en haute définition sur ESPN, ESPN2 et ESPN3.com. C’est la première fois dans l’histoire des WSOP que chaque table finale sera filmée pour la production vidéo, que ce soit sur ESPN ou sur WSOP.com.